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  LES FICHES TECHNIQUES
Les électrolyseurs commercialisés en France
pour la récupération des métaux lourds dans
les effluents industriels
c. Lahitte, O. Bulteau et O. Leclerc

Certains types de développements industriels génèrent une production significative de polluants, qui peuvent entraîner des risques majeurs pour notre environnement.

Les métaux dissous dans les effluents représentent une importante source de pollution. Les industriels ont à leur disposition différentes solutions techniques qui sont fonction des métaux et des flux polluants à traiter.

Citons parmi celles-ci:

- les résines échangeuses d'ions ;
- la cémentation*;
- l'osmose inverse;
- L’ultrafiltration ;
- l'électroflottation
- la station d'épuration physico-chimique.

  1 - PRESENTATION

À ces techniques s'ajoute l'électrodéposition des métaux, qui permet de récupérer le métal et par là même d'éviter la formation en aval de boues hydroxydes, destinées à être stockées dans un Centre d'Enfouissement Technique de classe 1 (CET 1).

Cette technique ne remplacera jamais la station d'épuration physico-chimique mais, par l'installation judicieuse d'électrolyseurs, elle permet une diminution notable du volume des boues formées.

Elle est particulièrement bien adaptée aux ateliers de traitement de surface.

À l'heure actuelle, le nombre d'électrolyseurs vendus pour la récupération des métaux lourds dans les ateliers de traitement de surface n'est pas encore très important :

Deux explications apparaissent :

- l'industrie du traitement de surface a vu son chiffre d'affaires de l'année 1993 baisser d'au moins 20 % par rapport à celui de 1990. Si en 1993 la pollution émise a été plus faible que les années précédentes, ce n'est pas uniquement dû à la politique de dépollution mise en œuvre par les industriels, mais également à la baisse de leur activité (récession) ;

- bien que les industriels utilisent l'électrolyse dans leurs lignes de traitement de surface, cette technique n'est pas assez connue pour la dépollution des métaux dans les effluents aqueux.

Afin de parfaire la connaissance de l'offre en matière de technologie d'électrodépollution permettant la récupération des métaux lourds dans les effluents industriels, une analyse a été réalisée à l'initiative d'EDF en 1994.

Cet article présente :

- la liste des partenaires équipementiers qui y ont participé ;
- les conditions dans lesquelles a été réalisée l'étude ;
- une partie des résultats qui ont été exploités pour chaque partenaire équipementier ;
-des informations sur les économies induites par l'installation d'un matériel dans une chaîne de traitement de surface.

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Différents types de réacteurs d'électrodéposition testés par
la Direction des Etudes et Recherches d'EDF

 

  2 - L'ETUDE

Il s'agit d'examiner les capacités d'appareils revendus sur le marché français face à des problèmes typiques de pollution rencontrés dans les ateliers de traitement de surface.

ball.gif (995 octets) LES PARTENAIRES ÉQUIPEMENTIERS

Après avoir pris connaissance, dans la presse professionnelle (Galvano Organo), de la volonté d'EDF de réaliser une étude sur l'offre en matériel d'électrodéposition, différents partenaires industriels ont souhaité s'associer à ce programme.

Ces partenaires sont des sociétés d'une part et des experts extérieurs d'autre part :

- Adimas, Champoiseau, Christ, Martineau Industries, Pofimar, Perrier Equipment et Tribotechnic ;

- M. Guillais, délégué général du Syndicat national des entreprises d'Applications de revêtements et Traitements de Surface (SATS), et M. Lacoste, professeur à l’INP Toulouse.

Les réacteurs d'électrodéposition, qui ont été mis gracieusement à disposition par les partenaires industriels, sont fournis habituellement par ces sociétés lors d'essais de faisabilité chez des industriels des traitements de surface.

ball.gif (995 octets) LES CONDITIONS DE L'ÉTUDE

Les bains qui ont été choisis unanimement par les participants, sur proposition de la DER, pour servir de support à cette étude étaient un bain de cuivre acide (50 g/l en cuivre) et un bain de zinc cyanuré sans chlorure (25 g/l en zinc). 03.jpg (22725 octets)
Dépôt de cuivre sur graphite

Deux situations ont été recréées, dans lesquelles un électrolyseur apporte une solution pour circonscrire une pollution occasionnée par la présence d'un cation métallique électroactif dissous :

- l'électrodéposition en continu, d'un cation métallique électroactif en solution, du rinçage mort d'une chaîne de traitement de surface ;

- l'électrodépollution d'un cation métallique électroactif en solution provenant d'un bain de dépôt usé, en vue de sa destruction.

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L'électrodéposition en continu, d'un cation métallique
électroactif en solution, du rinçage mort d'une
chaîne de traitement de surface

Les conditions de fonctionnement retenues par l'ensemble des participants sont les suivantes :

- l'épuisement est le temps pendant lequel l'électrolyseur fonctionne alors que la chaîne ne produit pas.

- L'entraînement 1 est le volume de bain de dépôt retenu par les pièces métallisées qui est emporté dans le rinçage statique.

Ici nous simulons cet entraînement par un ajout dosé de 0,5 l de bain (1re expérience) ou de 0,1 l (3ieme expérience).

1ière - expérience : simulation du fonctionnement d'un rinçage statique (chaîne type 1)

Volume traité : 500 litres
Concentration initiale en métal: 1 g/l
Fonctionnement : pendant une heure en épuisement,
-puis pendant deux heures, un entraînement 1 de 0,5 l de bain toutes les quinze minutes fonctionnement normal, (zone jaune),
-puis pendant une heure un entraînement 1 de 0,5 l de bain toutes les cinq minutes (augmentation de la cadence de production, zone verte), puis pendant deux heures un entraînement 1 de 0,5 l de bain toutes les quinze minutes (fonctionnement normal, zone bleue).

Les prélèvements sont effectués toutes les quinze minutes et dans la phase des entraînements juste avant et trois minutes après l'entraînement 1 (cf. figure 1).

La concentration finale en métal sans traitement serait de 2,94 g/l en cuivre (Essai 1) et de 1,6 g/l en zinc (Essai 5).

Seconde expérience : épuisement d'un bain usé.

Volume traité : 250 litres
Concentration initiale en métal : la moitié de celle du bain de dépôt.
Fonctionnement jusqu'à l'obtention de la norme de rejet pour le métal, soit 2 mg/l pour le cuivre (Essai 3) et 5 mg/l pour le zinc (Essai 7).

Dans le cas du zinc cyanuré un dosage des cyanures libres est effectué.

3ième expérience : simulation du fonctionnement d'un rinçage statique (chaîne type 2).

Volume traité : 200 litres
Concentration initiale en métal 200 mg/l
Fonctionnement pendant une heure en épuisement
-puis pendant deux heures un entraînement 1 de 0,1 l de bain toutes les quinze minutes, (fonctionnement normal, zone jaune)
-puis pendant une heure un entraînement 1 de 0,1 l de bain toutes les dix minutes (augmentation de la cadence de production, zone verte),
-puis pendant deux heures un entraînement 1 de 0,1 l de bain toutes les quinze minutes fonctionnement normal, (zone bleue).

Les prélèvements seront effectués toutes les quinze minutes et dans la phase des entraînements juste avant et trois minutes après l'entraînement 1 (cf. figure 1). La concentration finale en métal sans traitement serait de 981 mg/l en cuivre (Essai 2) et de 448 mg/l en zinc (Essai 6).

4ième expérience : épuisement d'un bain statique avant rejet.

Volume traité : 250 litres
Concentration initiale en métal: 1 g/l.
Fonctionnement jusqu'à l'obtention de la norme de rejet pour le métal, soit 2 mg/l pour le cuivre (Essai 4, non illustré dans cet article) et 5 mg/l pour le zinc (Essai 8).

Dans le cas du zinc cyanuré, un dosage des cyanures libres est effectué.

À la vue du comportement de chaque électrolyseur lors des expériences, il a été demandé aux partenaires industriels de nous établir des devis à partir de cahier des charges bien définis dont les caractéristiques sont données ci-dessous. 04.jpg (19413 octets)
Vue d'un atelier de cuivrage
électrolytique et chaîne de finition

ball.gif (995 octets) LES DEVIS

Chaînes 1 : cuivre ou zinc

Volume du rinçage mort : 500 l
Volume de bain de dépôt entraîné vers le rinçage statique : 0,5 l/15 mn.
Horaire de travail : 3x8 heures
Nombre de jours de travail : 220 j/an
Concentration maximale en métal à maintenir dans le rinçage statique : 200 mg/l.

Chaînes 2 : cuivre ou zinc

Volume du rinçage mort : 200 l
Volume de bain de dépôt entraîné vers le rinçage statique : 0, 1 l/15 min
Horaire de travail : 3x8 heures
Nombre de jours de travail : 220 j/an
Concentration maximale en métal à maintenir dans le rinçage statique : 200 mg/l.

Dans ces quatre devis fournis apparaissent le coût d'investissement et surtout le coût annuel de fonctionnement de l'appareil pour chaque cas étudié.

L'investissement comprend le prix de l'électrolyseur avec sa pompe de circulation ainsi que celui du redresseur.

Le coût annuel de fonctionnement estimé comprend

- les cathodes,
- l'électricité (consommation du redresseur, de la pompe ... ) , avec comme prix de référence 0,50 F/kWh;
- la main-d’œuvre indispensable pour la maintenance du matériel, avec comme prix de référence 100 F/heure.

Les coûts de fonctionnement sur trois et cinq ans sont calculés sans qu'il soit tenu compte des amortissements.

Certaines de ces offres sont détaillées dans le chapitre concernant l'électrolyseur considéré. Les amortissements et les aides des agences de l'eau ne sont pas compris dans les calculs d'investissement des électrolyseurs.

 

  3 - RESULTATS

ball.gif (995 octets) ADIMAS

L'électrolyseur

L'électrolyseur ELECTROPUR T2 se compose d'une cuve horizontale en PVC, séparée en deux compartiments alimentés en série par l'effluent à traiter.

Dans chaque compartiment une anode circulaire, en métal déployé approprié à l'effluent considéré, entoure la cathode cylindrique volumique en mousse de métal ou de matière plastique métallisée. Le support de cette cathode est relié à un agitateur, fixé au couvercle de l'électrolyseur, qui assure la rotation de l'électrode.

Un filtre permet d'ôter les matières en suspension à l'entrée de l'électrolyseur, une vanne de réglage associée à un débitmètre permet de réguler le débit.

Un redresseur de courant alimente en parallèle les deux compartiments.

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Essai 2 - Récupération du Cuivre électrolytique

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Devis chaîne 2 - Récupération du cuivre électrolytique

 

ball.gif (995 octets) CHAMPOISEAU

Les électrolyseurs

Dans la cuve en PPH (polypropylène) d'un électrolyseur PRIAM sont insérées verticalement et alternativement des anodes en titane recouvertes d'oxydes métalliques et des cathodes volumiques.

Une cathode se compose d'un cadre démontable en PPH, d'un assemblage crin PPH-grillage PVC, d'une amenée de courant métallique, d'un support granulaire carboné et de deux demi-couvercles. Des vis en acier inoxydable permettent la fermeture de la cathode volumique.

Le nombre et la taille des cathodes volumiques varient selon le modèle d'électrolyseur utilisé :

- cinq cathodes de section 12 x 24 cm dans le modèle PRIAM 20, dont la surface cathodique développée est de 5 m2;

- quatre cathodes de section 39 x 47 cm dans le modèle PRIAM 80, dont la surface cathodique développée est de 20 m2.

Une vanne de réglage associée à un débitmètre permet de réguler le débit de l'effluent qui percole aux travers des électrodes.

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Essai 5 - Récupération du zinc cyanuré

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Devis chaîne 1 - Récupération du Zinc cyanuré

 

ball.gif (995 octets) CHRIST

L'électrolyseur

L'électrolyseur CHRIST ELX 500, développé en collaboration avec la société Titalyse SA, se compose d'un tube vertical en PPH (polypropylène) au centre duquel sont insérées une anode cylindrique en titane déployé recouverte d'oxydes de métaux et deux demi-cathodes hémisphériques en cuivre déployé. L'effluent à traiter est forcé dans les tubes de distribution latéraux, entre l'anode et la cathode, et s'écoule par une couronne de trop-plein placée dans la partie supérieure.

Une vanne de réglage permet de réguler le débit pour que le trop-plein puisse fonctionner dans de bonnes conditions.

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Essai 8 - Récupération du zinc cyanuré

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Devis chaîne 2 - Récupération du zinc cyanuré

 

ball.gif (995 octets) STAS INDUSTRIE

L'électrolyseur

L'électrolyseur E3P 300 (Electrode Poreuse Percolée Pulsée dont le diamètre de cuve est de 300 mm) est un électrolyseur dans lequel l'effluent circule verticalement. Il a été conçu par l'Institut National Polytechnique, de Toulouse.

La cathode est formée d'un assemblage (amenée de courant + lit de granules carbonées) ; l'anode est en titane déployé recouvert d'oxydes de métaux. L'effluent percole au travers des deux électrodes.

Au cours de l'électrolyse, la surface du lit granulaire qui se trouve en regard de l'anode se charge en métal. Pour éviter que les particules ne se soudent et que la cathode ne s'encroûte, une pulsation déstabilise le lit granulaire. Ainsi, les particules se désolidarisent, le lit granulaire se mélange et le transfert de matière augmente. La pulsation est assurée par un vérin pneumatique.

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Essai 1 - Récupération du cuivre électrolytique

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Devis chaîne 1 - Récupération du cuivre électrolytique

 

ball.gif (995 octets) POFIMAR

L'électrolyseur

Les cellules CHEMELEC ont été mises au point par la société anglaise E A Technology, dont la société BEWT Ltd possède la licence. Pofimar commercialise ce matériel en France.

L'électrolyseur CHEMELEC P 50 comprend un réacteur d'électrolyse transparent et une cuve d'homogénéisation en PVC. Dans le réacteur d'électrolyse sont insérées verticalement et alternativement six anodes en métal (titane platiné pour les essais en cuivre électrochimique et acier inoxydable pour les essais en zinc cyanuré) et cinq cathodes (acier inoxydable pour les essais en cuivre électrochimique et acier inoxydable déployé pour les essais en zinc cyanuré). Ces électrodes sont en contact permanent avec un lit fluidisé de microbilles de verre qu'il faut maintenir à un niveau optimal par l'intermédiaire d'une vanne de réglage. Un filtre permet de récupérer les microbilles qui auraient tendance à s'évacuer dans la cuve d'homogénéisation. La cuve d'homogénéisation a le double rôle de permettre la circulation de l'effluent à l'intérieur de l'électrolyseur et celle de l'effluent avec le bain à traiter.

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Essai 1 - Récupération du cuivre électrolytique

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Devis chaîne 1 - Récupération du cuivre électrolytique

 

ball.gif (995 octets) PERRIER EQUIPMENT

L'électrolyseur

Dans la cuve en PVC d'un électrolyseur RETEC 6 sont insérées verticalement et alternativement sept anodes et six cathodes. Un diffuseur est situé à l'entrée de la cellule. Il permet de diminuer la quantité de particules dans l'électrolyte, susceptibles de boucher les pores des cathodes.

Un deuxième diffuseur identique est situé à la sortie de la cellule pour empêcher la présence éventuelle de particules solides dans l'effluent traité. Un double tube perforé placé au fond de la cellule permet un bullage d'air qui, si nécessaire, facilite l'agitation de l'effluent. Pour la récupération du cuivre électrochimique les anodes étaient des DSA (anodes dimensionnellement stables) et les cathodes des mousses de nickel. Pour la récupération du zinc cyanuré les anodes étaient des DSA et les cathodes en Fe/Zn déployé.

Une vanne de réglage permet de réguler le débit pour que le trop-plein puisse fonctionner dans de bonnes conditions.

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Essai 7 - Récupération du zinc cyanuré

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Devis chaîne 1 - Récupération du zinc cyanuré

ball.gif (995 octets) TRIBOTECHNIC

L'électrolyseur

L'électrolyseur ROTACEL 200 comprend une cuve en PVC de 200 l à base carrée, fermée par un couvercle, au centre de laquelle se trouve fixée une cathode constitué d'un cylindre tournant en acier inoxydable. Les quatre anodes, DSA déployées pour le cuivre électrolytique et en acier inoxydable pour le zinc cyanuré, sont fixées sur un cadre d'amenée de courant, en regard des côtés de la cuve. La vitesse de rotation de la cathode est fixe.

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Essai 6 - Récupération du zinc cyanuré

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Devis chaîne 2 - Récupération du zinc cyanuré

 

  4 - LES ECONOMIES GENEREES PAR L'INSTALLATION D'UN ELECTROLYSEUR

Prenons le cas d'un électrolyseur correctement dimensionné pour électro déposer le métal se trouvant en solution dans le rinçage statique d'une chaîne de traitement de surface.

La pollution métallique générée par cette chaîne de traitement de surface n'est plus entraînée dans les rinçages courants, qui sont donc à la norme.

- On peut alors diminuer le débit.

- La qualité de rinçage de cette cuve est améliorée et rendue constante car la concentration en métal dans ce rinçage est désormais contrôlée.

- Le rinçage étant meilleur, la qualité des pièces fabriquées l'est aussi. Il n'y a plus de pollution métallique entraînée dans les chaînes en aval.

- La conduite de ces chaînes s'en trouve améliorée.

Dans le cas d'effluents cyanurés. une partie des cyanures sont détruits, ce qui a pour conséquence de diminuer la consommation d'eau de javel.

Il n'y a pas de production de boues par la station physicochimique.

- La station physico-chimique est moins sollicitée.

- La facture due à la consommation de potasse ou de chaux et de floculants diminue en conséquence.

- Les pompes qui servent à les véhiculer, le mélangeur, le filtre-presse travaillent moins, d'où une consommation électrique moindre.

- Il n'y a pas de transport et de mise en décharge des boues pour la chaîne considérée.

Le pH peut être mieux ajusté pour améliorer la précipitation des métaux des effluents générés par les autres chaînes de traitement de surface.

La norme de rejet est alors plus facilement respectée pour ces métaux.

La concentration en métaux à la sortie de la station physico-chimique est inférieure aux normes de rejet.

En résumé, cet investissement permet de réaliser des économies sur :

- la consommation d'eau,

- l'achat de produits chimiques nécessaires à la précipitation dans la station ;

- le prix du transport et la mise en décharge des boues ;

- les taxes, qui ne sont plus à payer car les rejets sont à la norme.

De plus, le métal piégé peut être réutilisé, donné ou revendu.

 

  5 - CONCLUSION

Dans les cas étudiés de la récupération du cuivre électrochimique ou du zinc cyanuré, tous les types de matériel fonctionnent. Certains sont plus ou moins rapides ou encombrants mais tous conduisent à l'obtention du métal.

Ils conviennent également pour d'autres métaux.

Il est clair que ces électrolyseurs ne remplaceront jamais une station physico-chimique mais, judicieusement placés, ils peuvent la soulager. En outre, il est très satisfaisant d'avoir un appareil qui bloque la pollution et permet de réutiliser le métal piégé. Une remise à pH de l'effluent est de toute façon nécessaire.

Ces appareils ne font pas gagner d'argent, en ce sens que ce ne sont pas des outils de production.

Mais lorsque les normes de rejets seront plus rigoureuses, ils permettront de ne pas en dépenser inutilement.

Dans tous les cas, il est intéressant de faire un essai.

N'hésitez pas à prendre contact avec les sociétés dont les coordonnées sont rassemblées ci-dessous.

SOCIÉTÉ ADRESSE CONTACT MATÉRIEL CONCEPTION DE LA TECHNOLOGIE
ADIMAS 136 rue René-Lacoste
78370 Plaisir
Mme Rausz
Tél. : 01 30 68 63 00
Fax: 01 30 68 63 01
ÉLECTROPUR ADIMAS
CHAMPOISEAU 94 bd Maréchal-Foch
95210 Saint-Gratien
M. Denoual
Tél. : 01 39 89 98 98
M. Holtzapffel
Tél. 03 22 30 05 96
Fax 03 22 30 65 22
PRIAM EDF
CHRIST Hauptstrasse 192
BP 130 - CH 4147 Aesch
M.Schopka
Tél.: 00 416175 0151
Christ ELX Christ Titalyse SA
STAS
INDUSTRIES
15, rue Joseph Cugnot, ZI Joffrery
31600 Muret
M. Andreani
Tél. :0561 51 7311
E3P IGC Toulouse
Professeur Lacoste
POFIMAR 256, rue de l'Eglise
59500 Douai
M. Debillemont
Tél. : 03 27 99 07 16
Chemelec EA Technology
PERRIER EQUIPMENT BP 43
42161 Andrezieux-Bouthéon
M. Vittotanatc
Tél. : 04 77 36 25 25
Retec Eltech
TRIBOTECHNIC 4, rue Valiton
92110 Clichy
M. Bellantonio
Tél. : 01 42 70 50 27
Rotacel Tribotechnic

 

  LES AUTEURS

Claude LAHITTE
Olivier LECLERC
Olivier BULTEAU
Département Applications de l'Electricité dans l'Industrie
EDF-Direction des Etudes et Recherches
Les Renardières -B.P.1
77250 Moret-sur-Loing
Tél. : 01 60 73 70 91

 

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