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LES FICHES TECHNIQUES |
| Le plasma inductif de forte
puissance |
| Cahiers de l'Ingénierie - Mars
97 - B. Paya - Ph. FACHE |
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Pour
développer l'utilisation des plasmas inductif, EDF et le constructeur CFEI ont décidé
de mettre au point, en première mondiale, une installation de plasma inductif de forte
puissance (350 kW):alimentée par un générateur de fréquences à transistors MOS.
Cette plate-forme est à lessai au centre
de recherches EDF des Renardières depuis juin 1992. Elle se compose, outre d'un
générateur de fréquences 50-200 kHz, d'une torche à plasma inductif à cage froide
métallique, d'une enceinte refroidie et de dispositifs de pompage des gaz permettant
lamorçage sous vide et le fonctionnement sous faible pression.
La première difficulté à
résoudre était d'adapter le générateur à une torche à plasma. Pour pouvoir alimenter
le générateur sous une tension suffisante, autour de 1400 V, à partir d'une tension de
sortie de 460 V, il a fallu recourir à un montage élévateur de tension par pont
capacitif. Particulièrement performant du point .de vue énergétique (97% de rendement),
celui-ci réclame un réglage fin du générateur pour fonctionner correctement.
Laccent a par la suite été porté sur létude des performances
énergétiques de linstallation. Les essais réalisés avec largon comme gaz
plasmagène ont permis d'atteindre des rendements électriques de 64 % et des rendements
d'expulsion de 51 %, ce qui conduit à un rendement global en sortie de torche de 33 %.
Sous une pression de travail de 0,2 bar, ce dernier atteint 64 %. L'installation de la
torche à lextérieur de l'enceinte à vide améliore la fiabilité de
l'installation mais augmente les pertes.
Dans un avenir proche, les axes
de recherche vont consister à améliorer la technologie de la torche dans le but réduire
ses pertes. La modélisation numérique en 3D sera, de ce point de vue, une aide
précieuse. Une étude est engagée sur d'autres gaz que largon, en particulier les
mélanges argon-hydrogène, et lair.
Il y a très longtemps que les
décharges inductives sont connues des milieux scientifiques. La découverte de ce type de
décharges est généralement attribuée au physicien allemand HITTORF; qui en aurait
été l'auteur en 1884 Mais ses expériences n'avaient aucune prétention thermique. Dans
les années 1940, le physicien russe BABAT réalise les premières décharges inductives
sous la pression atmosphérique. Malgré cela, le plasma inductif n'a jusqu'à présent
pas connu l'essor technique et industriel de son cousin le plasma d'arc.
Le plasma inductif et le plasma
d'arc n'ont en commun que d'être tous deux des gaz chauds partiellement ionisés.
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PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT |
Dans une torche à arc, un
courant est généré à l'intérieur du plasma par une différence de potentiel entre
deux électrodes. Dans une torche inductive, le courant est généré par la variation du
flux du champ magnétique dans la torche. Le principe du chauffage par courants de
FOUCAULT bien connu dans le chauffage des métaux s'applique de la même façon aux gaz
ionisés. Pour assurer un bon transfert énergétique, il est nécessaire que la
profondeur de pénétration des courants induits dans le plasma soit approximativement
égale au rayon de la torche. Ceci conduit alors à des installations de hautes, voire
très hautes fréquences (pour l'induction s'entend !). Ainsi, une installation de 20 kW
fonctionnera aux alentours de 8 MHz.
L'absence de contact entre le
plasma et les parois solides de l'enceinte fait du plasma inductif un outil idéal pour le
travail de produits de haute pureté. C'est ainsi que la société QUARTZ et SILICE
élabore de la silice ultra pure destinée à la fabrication de fibres optiques grâce à
une torche de 100 kW à 3 MHz. Des travaux sont en cours aujourd'hui dans la métallurgie
des poudres pour des opérations d'élaboration, de purification, de sphéroïdisation. La
société AGYL produit ainsi des poudres de titane purifié à un coût très compétitif.
Enfin, et toujours contrairement
au plasma d'arc, les débits relativement lents des gaz plasmagènes et leur volume
important assurent une durée de vie plus longue des espèces ionisées ou excitées. Le
plasma inductif ouvre en grand la voie de la chimie "propre' des hautes
températures.
Dès les années 60, les
premières torches industrielles apparaissent sur le marché en France et aux États-Unis.
Les puissances accessibles vont de 20 à 120 kW, la plage de fréquence s'étalant alors
entre 8 et 3 MHz. Le rendement global de telles installations se situe autour de 40 %.
Étant donné les prix des produits actuellement issus de cette technique, le rendement
énergétique et, par conséquent, le coût de cette énergie n'a qu'un faible poids dans
le choix de la technologie.
MONTEE
DE PUISSANCE DES INSTALLATIONS
L'accès des marchés plus
importants en tonnage sur des produits à valeur ajoutée moindre ne peut se faire qu'avec
une montée en puissance unitaire des torches et une amélioration du rendement
énergétique global. Or, deux verrous technologiques bloquaient, jusqu'au milieu des
années 80, l'essor du plasma inductif.

Torche à plasma inductif à cage
froide métallique
L'enceinte de confinement du
plasma, la torche proprement dite, doit être "transparente" au champ
magnétique. Les enceintes en quartz, même refroidies à l'eau, ne permettent pas de
dépasser des puissances de 120 kW. La cage froide métallique (figure ci-dessus), apparue
au cours des années 1970 simultanément en France et aux États-Unis, reproduit à
l'intérieur le champ magnétique créé par l'inducteur qu'elle voit à l'extérieur.
Cette technologie permet d'atteindre des puissances très importantes.
L'alimentation électrique à
fréquence élevée est réalisée par un générateur à lampe (triode) dont le rendement
propre de conversion de fréquence ne dépasse pas 65 %. L'arrivée sur le marché de
l'induction, il y a presque 10 ans, des générateurs transistorisés de forte puissance
et de haute fréquence, présentant des rendements de 85 à 90 %, a permis de rendre le
plasma inductif plus compétitif. La plage de fonctionnement de ce type de générateur se
situait jadis autour de 50 à 200 kHz, puis plus récemment jusqu'à 400kHz, voire même
800 kHz.
Le tableau 1 montre que la
montée en puissance des installations de plasma inductif s'accompagne d'une augmentation
en diamètre de la torche et, par conséquent, d'une baisse de la fréquence de travail.
Ainsi, les puissances de 300 kW sont accessibles aux générateurs à transistors. En juin
1990, EDF et le constructeur CFEI décident de collaborer dans ce domaine et réalisent la
première installation de plasma inductif d'une puissance de 350 kW alimentée par un
générateur de fréquence à transistors MOS.
Puissance plasma
(kw) |
Diamètre de la torche
(mm) |
Fréquence
(kHz) |
| 50 |
42 |
1020 |
| 80 |
54 |
630 |
| 300 |
104 |
166 |
| 700 |
159 |
72 |
Tableau 1 -
Caractéristiques des torches pour un plasma d'argon à 6000 K
UNE PLATE-FORME
EXPÉRIMENTALE
La plate-forme conçue par le
constructeur CFEI et installée au Centre EDF des Renardières (77) se compose des
éléments suivants :
-Un générateur de fréquence à
transistors MOS d'une puissance de 350 kW pouvant fonctionner entre 50 et 200 kHz,
-Un coffret de condensateurs
monté en pont élévateur capacitif,
-Une torche à plasma inductif à
double flux de gaz et à cage froide métallique,
-Un réacteur étanche et
refroidi équipé d'un échangeur interne gaz-eau,
-Une pompe à vide à palettes
assurant le vide nécessaire à l'amorçage du plasma,

Plate-forme expérimentale des
Renardières
On remarquera l'alimentation en
gaz plasmagène par le dessous et l'alimentation électrique sur le côté gauche ainsi
qu'un hublot d'observation.
-Un groupe de dépression à
anneaux liquides permettant des expérimentations sous vide,
-Une station de gaz alimentant la
torche en gaz plasmagène double flux,
-Un pupitre de contrôle/commande
pilotant l'ensemble de l'installation,
-Des instruments de mesures
permettant de réaliser des bilans calorimétriques complets de l'ensemble de
l'installation.
La première mise en service de
cette installation a été réalisée en juin 1992.
ADAPTATION DU
GÉNÉRATEUR À LA TORCHE À PLASMA INDUCTIF
Le fonctionnement correct d'une
torche à plasma inductif nécessite une alimentation électrique sous une tension
élevée (quelques kV). Dans les installations de petite puissance alimentées par des
générateurs à triode, cette tension correspond à la tension de travail de la triode.
Elle est donc directement disponible en sortie du générateur. Dans notre cas, la tension
de fonctionnement du pont onduleur à transistors MOS est limitée à 460 V.

Structure du pont onduleur
| Il faut alors disposer d'un moyen externe
pour élever la tension aux bornes de l'inducteur. Le montage en pont élévateur capacitif a été retenu pour son
rendement énergétique particulièrement performant. |

Pont élévateur capacitif |
À l'usage, ce mode d'élévation
de la tension s'est révélé très délicat du fait de certaines spécificités par
rapport au montage parallèle habituellement employé pour les onduleurs de courant en
chauffage par induction :
- En effet, il s'agit d'un
circuit qui présente deux fréquences de résonance distinctes : la fréquence série,
qui excite uniquement la branche de l'inducteur et la fréquence parallèle, qui excite
l'ensemble du pont. C'est cette dernière qui est recherchée car elle délivre le maximum
de puissance pour le minimum de courant en sortie d'onduleur. La première a, par contre
une action semblable à celle d'un court-circuit donnant une faible puissance à
l'inducteur pour un maximum de courant en sortie d'onduleur. Ces deux fréquences sont
relativement proches l'une de l'autre.
- Par ailleurs, la présence de
condensateurs dans les deux branches du montage permet de superposer une tension continue
au circuit qui se retrouve aux bornes du pont onduleur. La mauvaise gestion de
l'évolution de cette composante peut entraîner la destruction des transistors du pont.
- Pour finir, le pont onduleur
réclame un circuit résonant pour fonctionner. Or, on constate que, au-delà d'une
certaine valeur de la résistance équivalente de la torche, le circuit n'est plus
oscillant. Dans le cas d'une élévation par quatre, cette résistance correspond à un
facteur de qualité Q.
Q = (Lw/R) = 7,47
Cette valeur est atteinte lors de
l'amorçage sous vide du plasma mais pendant une période courte acceptable par le
générateur. Dans certaines conditions, on peut aussi l'atteindre en régime nominal de
fonctionnement ce qui est interdit pour le générateur.
- Dans le cas idéal, le facteur
multiplicatif de la tension est égal à 4. Il est obtenu quand la résistance
équivalente de la torche est faible. Ce facteur augmente avec ladite résistance,
c'est-à-dire avec la puissance transmise au plasma. Des surtensions apparaissent alors
aux bornes des condensateurs placés en série avec l'inducteur qui peuvent excéder leur
valeur nominale de fonctionnement.

Vue du plasma
à travers le hublot |
Pour que ce circuit fonctionne
correctement, il faut parfaitement
maîtriser les évolutions de la torche à
plasma et régler finement les
consignes de pilotage du pont
onduleur. On obtient alors une
solution fiable et particulièrement
performante avec un plasma stable
capable de fonctionner pendant
plusieurs heures sans extinction
accidentelle. Elle est bien adaptée à une production
fixe sans variation importante des
paramètres (fréquence, nature et
débits des gaz) et le rendement de ce
montage élévateur est excellent (97 %). |
PERFORMANCES ÉNERGÉTIQUES DE L'INSTALLATION
Les instruments de mesures mis en
place sur l'installation nous permettent de déterminer de façon précise les
performances énergétiques notamment en ce qui concerne la répartition des pertes entre
les différents composants. C'est ainsi qu'a été étudiée l'évolution de la
répartition de la puissance selon les conditions de fonctionnement de la torche en
fonction des paramètres tels que les débits de gaz plasmagènes, la température moyenne
et la pression de travail.
Les deux rendements suivants ont
fait l'objet d'une attention particulière :
-Le rendement électrique est
défini comme le rapport entre l'énergie injectée dans le plasma par voie
électromagnétique et l'énergie électrique disponible en sortie du pont élévateur
capacitif. Ce rendement, tient compte des pertes par effet Joule dans l'inducteur et dans
la cage métallique refroidie. Il est intéressant car il permet de caractériser des
traitements à l'intérieur de la torche par injection des produits en amont.
-Le rendement d'expulsion est
défini comme le rapport entre l'énergie thermique disponible en sortie de la torche et
l'énergie injectée par voie électromagnétique dans le plasma. Ce rendement, tient
compte des pertes par rayonnement et convection du plasma à l'intérieur de la torche.
Le rendement global est alors le
produit de ces deux rendements.
Il est intéressant pour
caractériser des traitements à l'extérieur de la torche par injection en aval ou
dépôt sur un substrat.
Bien entendu, les pertes
mesurées par bilan calorimétrique dans la cage métallique correspondent aux pertes
Joule de la cage et aux pertes thermiques du plasma. Pour séparer ces deux termes, on a
supposé que les pertes Joule étaient identiques en présence ou en l'absence du plasma.
Sur un plasma d'argon, on
constate que les rendements varient peu avec la température du plasma. Les débits
centraux élevés favorisent le rendement électrique au détriment du rendement
d'expulsion, ce qui conduit à un rendement global constant. Les conditions optimales de
fonctionnement sont obtenues avec un débit périphérique se situant entre 10 et 20 % du
débit central. On atteint alors des rendements de 64 % pour le rendement électrique, 51
% pour le rendement d'expulsion et 33 % pour le rendement global.
Quelques essais ont été réalisés sous des
pressions de travail inférieures à la pression atmosphérique. On a constaté que le
rendement électrique est invariable mais que le rendement d'expulsion s'accroît
fortement.
Nous avons pu ainsi atteindre des
rendements globaux de 64 % en travaillant sous une pression de 0,2 bar.
AMÉLIORATION DES PERFORMANCES: L'APPORT DE LA MODÉLISATIONDans les premières expérimentations, l'ensemble inducteur et
torche était placé à l'intérieur de l'enceinte à vide, de manière à éviter la
circulation des courants induits dans celle-ci.
La répartition des puissances dissipées par
induction dans les différents éléments était correcte.
Cependant, le pilotage de l'installation s'est
révélé délicat, en particulier dans la phase d'amorçage sous vide. |

Vue de l'enceinte avec la torche à
l'intérieur |

Répartition des énergies
électriques : torche à l'intérieur de l'enceinte
On observait alors des arcs
électriques entre l'inducteur, la torche et l'enceinte refroidie, ces arcs étant
particulièrement destructeurs pour l'ensemble de l'installation.
On a donc décidé de placer la
torche à l'extérieur du réacteur. La liaison avec le reste de l'enceinte est réalisée
par une bride qui à ferme cette dernière. Dans ces conditions, l'inducteur travaille
toujours sous pression atmosphérique. Seul l'intérieur de la torche peut être placé
sous vide lors de l'amorçage du plasma. La bride en acier inoxydable est quant à elle
chauffée par induction, du fait de la proximité de l'inducteur.

Position de la torche à
l'extérieur de l'enceinte
On observe dans cette
configuration que les pertes par effet Joule dans le creuset froid sont plus importantes
que dans la première configuration.

Répartition des énergies
électriques : torche à l'extérieur de l'enceinte
Cela est dû à l'effet de
court-circuit de la bride supérieure.
Elle écrase le champ magnétique
entre l'inducteur et la bride ce qui provoque une augmentation des courants induits dans
les secteurs du creuset. De plus, le champ magnétique présent à l'intérieur de la
torche diminue ce qui réduit le transfert d'énergie au plasma. Cet effet d'écran passe
de 10 % de réduction du champ quand la torche est à l'intérieur jusqu'à 27 % quand la
torche est à l'extérieur. Cela correspond à une réduction de puissance dans le plasma
de 35 %.
La modélisation apporte des
solutions pour optimiser le dessin de la torche. Le logiciel TRIFOUI développé par EDF a
été utilisé pour modéliser le comportement de la cage métallique de la torche à
plasma. Les résultats de simulation de la torche de la plate-forme des Renardières sont
tout à fait conformes aux mesures expérimentales. La puissance dissipée dans les
secteurs est déterminée avec un risque d'erreur de 2 %. L'effet d'écran du champ par le
creuset est bien mis en évidence avec un écart calcul-expérience de 5 %.
| Enfin, la simulation met en évidence les
répartitions de courant dans les secteurs et donc les zones de chauffes
préférentielles. |

Répartition de la puissance sur un
secteur |
Ces résultats numériques
probants nous ont encouragé à lancer une étude d'optimisation du dessin de la torche
grâce à la simulation numérique.
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CONCLUSION - UN OUTIL INDUSTRIEL MAITRISE |
On dispose aujourd'hui d'un outil
de forte puissance, fiable et performant. Le constructeur CFEI partenaire de cette
recherche est à même de proposer un outil de taille au moins comparable à
l'installation des Renardières pour réaliser des procédés de taille relativement
importante : élaboration, traitement et purification de poudres métalliques ou
céramiques, élaboration ou destruction chimique, etc...
L'investissement d'une telle
installation équipée d'u n générateur à transistors MOS s'avère deux fois moins
élevé que celle d'une installation fonctionnant avec un, générateur à triode. Le
rendement global est pratiquement le même pour les deux techniques et l'entretien plus
faible, les transistors ayant une durée de vie quasi illimitée.
Ces travaux de recherches, seront
complétés par l'étude du comportement de la torche avec des plasmas de mélanges
diatomiques tels que argon+hydrogène, argon+oxygène, air. Il sera ainsi possible de
balayer la majorité des gaz utilisés dans les plasmas inductifs en particulier pour les
opérations d'oxydation ou de réduction des poudres en vue de l'élaboration de métaux
ou de céramiques. Ce travail d'optimisation des performances des torches sera poursuivi
grâce à la modélisation numérique et l'expérimentation des solutions les plus
intéressantes.
L'objectif est de dépasser les
performances atteintes par les installations fonctionnant actuellement avec des triodes.
Elles donneront accès aux secteurs de la chimie et du traitement des déchets, secteurs
dans lesquels la part de l'énergie dans le coût d'élaboration des produits n'est plus
négligeable.
Bernard PAYA - Philippe FACHE
Département Applications de l'Electricité dans l'Industrie
EDF - Direction des Etudes et Recherches - Les Renardières BP 1
77250 - MORET SUR LOING
Tél. : 0160 73 65 90
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